Avec une pratique musicale la plus dense du pays et plusieurs centaines d’événements par jour, la ville capitale est tout à la fois un territoire de pratiques, de découvertes, un carrefour international au croisement de nouvelles tendances et un vivier professionnel fécond qui en fait une étape clé du parcours artistique.
Cette effervescence, nourrie de la passion des acteurs de nos métiers, ne doit pas occulter la précarité dans laquelle évoluent des intervenants qui se battent pour faire exister leur activité dans une indépendance qui a un prix : le manque de soutiens publics inversement proportionnel à l’engagement des acteurs pour que vivent toutes les musiques dans l’intérêt général. Le MAP a fait l’objet d’une reconnaissance institutionnelle dont nous souhaitons qu’elle soit l’annonce d’une nouvelle donne dans la considération des musiques actuelles.
Il fallait un RESEAU, représentatif de la filière, pour croiser les problématiques et solutions, peser vis-à-vis de nos décideurs et partenaires, tout en nous présentant tels que nous sommes : dans la complexité d’une grande diversité de métiers, de styles, d’économies.
Un réseau des MUSIQUES au pluriel parce que « la » musique est l’un des biens les mieux partagés sur la planète, le moyen le plus universel d’accéder au « spirituel » au sens de l’éveil, de la relation au monde et aux autres, de leur compréhension.
Qu’elle soit celle qui nous dérange ou nous transporte la musique est omniprésente et intrinsèquement vitale. Au-delà de son écrin des salles, de son espace originel de la rue, elle envahit nos boutiques et cafés, nos espaces publics, en passant par nos appartements où elle se pratique. Elle accompagne les images, est la complice des grandes œuvres du cinéma.
ACTUELLES ? Assumons ce pléonasme : la musique n’a jamais su être autrement. Depuis des « rockers » comme Mozart, la musique est ce par quoi une société de réunit, se rêve et se transforme. Elle engendre l’écoute, rend accessible les idées les plus diverses, initie la tolérance et symbolise la quête constante de nos libertés, à commencer par celle d’être soi.
C’est son essence même.
Si elle est une ressource féconde, inépuisable, une sorte de « développement durable » avant l’heure, il demeure de notre responsabilité collective, dans un monde troublé, de savoir transmettre les œuvres et les émotions plus équitablement que d’autres ressources ne le sont. Cela ne se fait pas sans moyens ni volonté.
PARIS ? Une ville lumière, un symbole de liberté, un territoire magnifique, une concentration d’audaces qu’ensemble nous voulons au service de ce partage équitable et durable de toutes les musiques.














